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De plus en plus de talents étrangers viennent travailler et étudier en Belgique : "Devenir un peu la Silicon Valley"

22 May 2022

Les efforts du Secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration Sammy Mahdi pour rendre notre pays attractif pour les talents étrangers et les étudiants brillants portent leurs fruits. Le permis unique, par exemple, connaît un succès grandissant d'année en année : le nombre de premiers permis uniques délivrés par l’Office des Étrangers (OE) à la demande d’un employeur est passé à 5 124 en 2021. À titre de comparaison, le nombre de premiers permis uniques délivrés par an avant le Covid était légèrement inférieur à 4 000. Compte tenu des nombreuses restrictions de voyage en 2020 et 2021, et de la difficulté de s'installer en Belgique depuis un pays lointain, l'augmentation de l'année dernière est particulièrement frappante. L'Inde, la Turquie et le Maroc constituent le top 3 des nationalités pour lesquelles des permis combinés ont été délivrés en 2021.

Et cela ne s'arrête pas là. 2 740 premiers permis uniques ont déjà été délivrés par l’OE pour les quatre premiers mois de 2022. Si cette forte augmentation se poursuit, plus de 8 000 premiers permis seront délivrés d'ici la fin de l'année. Ce serait un record absolu.

Le guichet unique « Working in Belgium », introduit à l'initiative du Secrétaire d'État Sammy Mahdi, joue un rôle crucial à cet égard. « Working in Belgium » est un guichet unique qui combine la demande de permis de séjour et de permis de travail en une seule procédure numérique. L'objectif est de réduire considérablement la charge administrative des entreprises et de faciliter le recrutement de talents étrangers. Depuis la mise en place du guichet numérique unique pour le grand public à l'été 2021, près de 13 000 demandes d'employeurs (premières demandes et renouvellements) ont été traitées par le biais de l'application numérique. La grande majorité des demandes concernaient des emplois hautement qualifiés et des métiers en pénurie. Ainsi, le permis unique fait exactement ce qu'il est censé faire.

« La Belgique doit devenir un peu la Silicon Valley de l'Europe, où les esprits les plus brillants du monde entier veulent venir travailler ou étudier. Afin de gagner la guerre internationale des talents, nous devons mettre en œuvre une politique attrayante pour faire en sorte que les meilleurs talents choisissent la Belgique et non un autre pays. Je suis heureux que nous y parvenions de plus en plus grâce au guichet unique et à l'année de recherche des étudiants étrangers », déclare le secrétaire d'État Sammy Mahdi.

Depuis le début de l’année, il existe également un nouveau régime qui permet aux entreprises internationales de transférer temporairement des employés hautement qualifiés vers des filiales situées dans l'Union européenne. Ce qui était extrêmement difficile dans le passé, car la demande du permis de travail et du permis de séjour devaient se faire séparément pour chaque pays. Cette nouvelle réglementation facilite la mobilité inter-entreprise et rend notre pays encore plus attrayant.

Garder les esprits brillants étrangers en Belgique aussi

Une autre mesure prise par M. Mahdi pour faire de la Belgique une Silicon Valley porte également ses fruits, à savoir « l'année de recherche » pour les étudiants des pays non-membres de l'UE. Cette mesure leur permet, après la fin de leurs études, de pouvoir résider 12 mois en plus en Belgique afin d’y chercher un emploi ou d’y créer une entreprise. . Dans le passé, la fin de leurs études signifiait souvent un départ de la Belgique et une perte de talents de haut vol. Neuf mois à peine après son introduction, un millier de diplômés (957) se sont déjà inscrits pour pouvoir bénéficier de cette mesure en vue de trouver un emploi dans notre pays. C'est ainsi que nous gardons les esprits brillants étrangers dans notre propre pays. L'année dernière, plus de 10 000 ressortissants de pays tiers sont venus étudier dans nos collèges et universités, soit environ 2 500 de plus qu'en 2020.

Les résultats ont été présentés lors d'une visite d'entreprise chez Takeda, une société biopharmaceutique qui emploie 47 000 personnes dans le monde et exerce ses activités dans 80 pays. En Belgique, le site de production de Takeda à Lessines a récemment été nommé « Factory of the Future » (usine du futur) par la fédération technologique Agoria. Le site emploie 1 200 personnes, compte 23 nationalités différentes, dont 15 de pays hors UE. Attirer des talents étrangers pour des emplois hautement qualifiés et hautement spécialisés est indispensable pour les entreprises de haute technologie en Belgique telles que Takeda.

Geoffrey Pot, General Manager Operations chez Takeda Lessines & Président de la fédération sectorielle des biotechnologies et des sciences de la vie bio.be, explique : « Le secteur biopharmaceutique, comme d’autres secteurs d’ailleurs, fait face à une pénurie de talents en Belgique. Ce défi nous amène à trouver des solutions par le biais d’initiatives comme le EU Biotech Campus qui verra le jour en 2025 à Gosselies. Cependant, face au nombre de postes vacants et vu la spécificité des profils recherchés, nous devons parfois aussi nous résoudre à aller les chercher au-delà de nos frontières. À Lessines, par exemple, nous produisons des thérapies à base de plasma pour le traitement de maladies rares et nous utilisons de plus en plus de technologies numériques pour servir au mieux nos patients. Ces innovations demandent aussi des expertises pointues dans les sciences des données, l’intelligence artificielle, l’automatisation et la numérisation, l’électromécanique, etc. Nous ne pouvons donc que saluer ces mesures du gouvernement fédéral qui permettent aux entreprises telles que Takeda de simplifier les démarches pour pouvoir attirer des talents internationaux, de stimuler la mobilité interne de nos employés en Europe, et de maintenir la compétitivité de nos entreprises. »

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Qu'est-ce que le guichet numérique « Working in Belgium » ?

Les employeurs peuvent soumettre une demande pour attirer un travailleur étranger via "Working in Belgium". Ensuite, les services de migration économique des Régions vérifient si toutes les conditions ont été remplies en termes d'emploi. Une fois qu'une décision a été prise dans une Région, l'employeur en reçoit une notification numérique. L’Office des Etrangers vérifie ensuite, via la même plateforme, si les conditions sont remplies pour voyager et commencer à travailler dans la région en question. L'employeur qui introduit la demande peut également consulter le statut de sa demande via le guichet numérique, de la même manière que les consommateurs peuvent suivre en ligne l'envoi d'un colis par la poste. Le bureau a été développé en coopération entre l’OE, les états fédéraux et l'Office national de sécurité sociale.

Qu'est-ce qu'un détachement ICT ?

L'acronyme ICT vient de "Intra-Corporate Transfer". Jusqu'à présent, des entreprises telles que Coca-Cola ou Pfizer, qui possèdent des filiales dans le monde entier, éprouvaient des difficultés particulières à déployer du personnel étranger dans différentes filiales de l'Union européenne (UE). Un permis de travail et un permis de séjour devaient être demandés séparément pour chaque pays. Les entreprises internationales pourront soumettre une demande pour leurs cadres, experts ou stagiaires par voie électronique, qui sera vérifiée par la Région et l'Office des Etrangers. Si un permis est délivré, la personne concernée peut immédiatement se rendre dans un autre établissement de l'UE. Inversement, une personne qui effectue un stage dans un autre pays de l'UE avec un tel permis peut également venir à Bruxelles pour une période de formation sans devoir demander un nouveau permis.